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Province de Liège
L'immobilier connaît un
fléchissement
M.Lg.
L'année 2007 a connu un net ralentissement de la croissance. Mais l'immobilier
reste orienté à la hausse. En moyenne, les terrains ont augmenté de 9,5 pc. Le
critère de localisation reste déterminant tandis que les appartements ont la
cote.
Atterrissage en douceur" : tel est le verdict des notaires liégeois face au
marché de l'immobilier pour l'année 2007. Après la forte augmentation des prix
de l'immobilier constatée ces dernières années, estime la chambre des notaires
de la province de Liège qui a dressé son bilan annuel, le prix de l'immobilier
liégeois enregistre un net ralentissement et un "tassement" pour certains biens,
avec une courbe parfois proche, voire inférieure, au taux d'inflation. Un
constat qui s'inscrit néanmoins dans un marché qui reste orienté à la hausse.
Terrains en hausse
Ce sont les terrains à bâtir qui subissent la plus forte croissance (9,57 pc),
arrivant à un prix moyen de 68,32 euros au m². Mais selon la localisation, la
facture passe du simple au triple, les communes situées au nord de la province,
en bordure de zones frontalières et le long des axes routiers exerçant un gros
pouvoir d'attraction (voir ci-contre). Des sous-régions prisées, note le
porte-parole Renaud Grégoire, qui voient même leur disponibilité de terrains
s'amenuiser...
Du côté des maisons, l'évolution varie. Le prix des immeubles "moyens" a connu
une augmentation moindre que par le passé (5,12 pc), entraînant, sur la
province, un prix moyen de 117.742 euros pour ce type de biens. Mais ce sont
surtout les villas haut de gamme qui peinent, accusant même une légère baisse.
Avec un prix moyen de 183.525 euros, les maisons "quatre façades" se révèlent
plus difficiles à vendre, souligne Renaud Grégoire. Qui constate, de façon
générale, un "décalage important entre les attentes des propriétaires mettant
leurs immeubles en vente et le prix que les amateurs sont prêts à mettre". Les
biens restent donc en vente plus longtemps. De quelques jours, les transactions
s'étalent désormais sur plusieurs mois.
Manque de biens modestes
Le prix des appartements reste en augmentation; ces biens suscitent l'intérêt
d'une frange de la population qui revient vers la ville ou connaît des
recompositions familiales. L'appartement standard deux chambres s'affiche en
moyenne à 119.768 euros, avec une hausse de 8,17 pc par rapport à 2006. Pour
Liège, le prix des appartements au m² oscille entre 1600 et 1800 euros, au-delà
de 2000 euros dans les gammes luxueuses. Si 2007 n'a pas engendré de mouvement
immobilier marquant autour des Guillemins, l'arrivée du TGV devrait, selon les
notaires, "booster" ce quartier.
Quant à la location, où la demande reste importante, elle enregistre une
diminution, due aux charges administratives qu'elle requiert. De façon générale,
les notaires pointent un manque de logements "d'entrée de gamme" : "Les
promotions publiques sont au point mort, les gens au revenu plus faible doivent
s'orienter vers des biens énergivores, requérant de nombreux travaux".
Et pour 2008 ? "Nous ne prévoyons ni boom ni crash ! conclut Renaud Grégoire. Le
fléchissement constaté depuis fin 2006 s'est accru en 2007 et ne semble pas
s'atténuer en ce début d'année", poursuit-il, repoussant les craintes d'une
éventuelle crise du crédit hypothécaire, comme aux Etats-Unis. "Le marché belge
est relativement sain et la majorité des emprunts sont réalisés à taux fixes",
tempère-t-il. Non sans souligner un paradoxe entre l'évolution de la structure
sociale, familiale et la lourdeur des crédits, parfois contractés sur... 40 ans.
Source :
http://www.lalibre.be/actu/gazette-de-liege/article/403445/l-immobilier-connait-un-flechissement.html
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