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Les représentants de la médecine magnétique du XVIIe siècle, qui se présente comme un courant de sagesse médicale, ont, pour la plupart, subi l'ascendant du médecin suisse Paracelse[6]. Ils présentent la santé comme un état d'harmonie entre le microcosme individuel et le macrocosme céleste, contenant des fluides, des aimants et des influences occultes de toutes sortes[7]. Utilisant l'aimant à des fins thérapeutiques, Paracelse est le premier à parler de magnétisme pour décrire la « capacité d’attraction et de répulsion entre les êtres ». Le médecin anglais Robert Fludd[8], influencé par Paracelse, pratique la médecine à distance dont il attribue les effets à l'« onguent de sympathie ».
On compte aussi parmi les représentants de ce mouvement le savant allemand Rudolph Glocenius, dit Gockel, qui considère que la nature est régie par une force agissante, partout présente mais discrète, consistant dans la loi de l'attraction et de la répulsion[9]. Le médecin belge Jan Baptist van Helmont développe des idées semblables à celles de Gockel[10]. Le jésuite allemand Athanasius Kircher, connu pour ses expériences sur des animaux, considère lui aussi que le magnétisme intervient comme un principe explicatif de tous les phénomènes naturels[11]. Pour Gockel et pour Van Helmont, le magnétisme, par sa dimension tant théorique que pratique, fait partie du domaine de la magie[6]. Van Helmont écrit : « toute science occulte ou qui s'élève au-dessus de celle que nous acquérons par l'observation et le calcul est magie; toute puissance qui n'appartient pas à une action mécanique est une puissance magique »[10].
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